Le Journaliste et l’Auditoire: Pourquoi les médias ne s’adonnent pas dans l’éducation des citoyens?

0
20
Le Journaliste et l'Auditoire: Pourquoi les médias ne s'adonnent pas dans l'éducation des citoyens?
Le Journaliste et l'Auditoire: Pourquoi les médias ne s'adonnent pas dans l'éducation des citoyens?

Le Journaliste et l’Auditoire: Pourquoi les médias ne s’adonnent pas dans l’éducation des citoyens?

Le Journaliste et l'Auditoire: Pourquoi les médias ne s'adonnent pas dans l'éducation des citoyens?
Le Journaliste et l’Auditoire: Pourquoi les médias ne s’adonnent pas dans l’éducation des citoyens?

En Haïti malheureusement, nous avons la fâcheuse tendance à jeter la responsabilité de nos échecs sur autrui, soit par mauvaise foi ou par manque d’éducation. Le pire dans tout ça, c’est que les institutions qui sont censées former les citoyens sont ceux-là mêmes qui les incitent à la Violence. Depuis l’assassinat du Président Jovenel Moïse le 7 juillet dernier, la communauté Syro-Libanaise fait l’objet de propos acerbes venant de toute part. Ils sont souvent accusés d’être responsables de la pauvreté des Haïtiens. Quel devrait être dans ce cas, le comportement des médias et journalistes dans la construction de la nouvelle Haïti?

Mon peuple périt faute de connaissance (Osée 4 : 6) ! Après l’assassinat du Président de la République dans la nuit du 6 au 7 juillet 2021, les mulâtres, les Syro-Libanais et d’autres étrangers vivant dans les hauteurs de Pétion-Ville, ont été la cible des individus voulant aider soit-disant, la PNH à appréhender les présumés assassins de Jovenel Moïse.

On reproche surtout à ces gens d’accaparer les maigres ressources du pays pour bâtir leur richesse. Malheureusement, les fauteurs de troubles que certains magnats de la presse essaient de manipuler pour s’en prendre aux Syro-Libanais;  ne savent pas si réellement ces pauvres gens sont coupables d’une quelconque accusation, c’est qu’ils le font avec la complicité de l’État Haïtien.

En exerçant le métier de journaliste, au-delà même du devoir de recherche, de vérification, du traitement et la diffusion de l’information, le professionnel de l’information à un devoir moral envers sa communauté. En cherchant à divertir et informer son auditoire, le journaliste/média doit veiller à la formation et/ou l’éducation de chaque citoyen. Tous les travailleurs de la presse devraient abonder dans ce sens dans le but d’aider l’État à assurer l’éducation civique des citoyens.

C’est en écoutant la radio et en faisant bien votre métier de journaliste que l’individu saura que les Syro-Libanais ne représentent pas une menace pour son projet d’entreprise si l’État avait établi préalablement les règles du jeu. C’est en respectant les règles de l’art de la profession que l’individu saura les mécanismes de création d’entreprise en invitant des professionnels du domaine à mieux orienter la population au lieu de traiter des sujets axés uniquement sur la politique à longueur de journée avec des politiciens ratés. C’est aussi en respectant la déontologie du métier  que nous regagnerons  la confiance de la population qui n’a presque plus de repère.

Si les Syro-Libanais sont les seuls à pouvoir commercialiser le fer, le ciment, le riz ou encore le gazole c’est parce que l’État leur a préparé le chantier. S’ils sont les seuls à s’orienter dans les chaînes de supermarché, l’énergie, les salons d’automobiles pour ne citer que ceux-là, c’est parce que l’état décide de quels groupes d’individus seront considérés comme des oligarques corrompus et quels autres groupes qui ne le seront pas.

Malgré les menaces qui planent au-dessus de nos têtes quant à l’éventualité de sombrer dans une guerre fratricide, et malgré tous les signes révélateurs qui concordent parfaitement aux éléments qui avaient conduit au génocide rwandaise, les médias et/ou journalistes qui devraient constituer un pilier, en aidant la Police Nationale d’Haïti (PNH) à assainir le pays, se positionnent plutôt en agitateurs, tirant chacun le drap de son côté.

Doit-on comprendre que les médias haïtiens tirent leur profit dans le chaos ? Si tel n’est pas le cas, qu’attendent-ils donc pour aider l’État haïtien comme contribution à assurer l’éducation civique des citoyens ?

Seide Putnam LOUIS-JEAN