Wednesday, August 10, 2022

Deux têtes pour un corps revendicatif: Une autre structure syndicale au sein de la PNH dénommée l’ANAPOHA

Must Read
Deux têtes pour un corps revendicatif: Une autre structure syndicale au sein de la PNH dénommée l'ANAPOHA
Deux têtes pour un corps revendicatif: Une autre structure syndicale au sein de la PNH dénommée l’ANAPOHA

ANAPOHA a pour définition l’Association Nationale des Policiers Haïtiens, une nouvelle structure syndicale qui a pris naissance au sein de la Police Nationale d’Haïti/PNH.

 

Ce qui paraît qu’il y a deux têtes pour un corps revendicatif qui n’est autre que la PNH; qui se revendiquent les mêmes droits que l’ancienne structure syndicale dirigée par Yanick JOSEPH. 

L’initiateur de ce nouveau syndicat est Jean Emmanuel VICTOR, qui a déjà fait le dépôt au Ministère des Affaires Sociales et du Travail(MAST); le 30 mars 2020 pour sa reconnaissance légale de l’ANAPOHA.

Dès la naissance de la PNH le 12 juin 1995, on a interdit certaines obligations professionnelles dans les règlements intérieurs, comme avoir un syndicat et même les tendances collectives sont interdites, voire de s’unir pour défendre les intérêts de l’institution.

La seule force légale constitutionnellement réclame un syndicat, il y a des mois. Mais, le gouvernement restait insensible et bouche bée sans réagir concrètement aux revendications des agents de la PNH.

On s’interroge, avec un tel gouvernement, que espéraient ces mouvements de protestation avec deux syndicats?

Une institution qui a pour mission de protéger et de servir, comment elle pourrait avoir deux têtes revendicatives dans un pays comme Haïti?N’est-il pas un bon calcul gouvernemental pour tuer le mouvement du syndicat de la PNH?

Donc, des questions que tous les citoyens optimistes posaient. Mais, qui restent jusqu’à dâte sans réponse.

Il faut souligner, avec ce rêve d’avoir un syndicat, les policiers et les policières auront partiellement le droit de grève, de marche, de cesser le travail quand le besoin se fait sentir et autres droits syndicaux. Ce qui nuirait de façon directe à la sécurité publique. 

Si le travail éloigne de nous trois grands maux: «l’ennui, le vice et le besoin», dit Voltaire dans candide ou l’optimisme, or, ce n’est pas le cas pour la PNH qui veut à la fois l’ennemi du gouvernement phtkiste 2 et l’ennemi d’eux-mêmes, contre des agents de la SPNH dénommés Poli-Gang par CSPN, sanctionnant les violences policières lors des manifestations non modérées. Malgré le travail, le vice règne au sein de la PNH lors de la circulation, certains chauffeurs du transport public en témoignent et autres dossiers moches où les agents de ce corps ont été impliqués à plusieurs reprises. Le vice peut amener à la division aussi, est-ce, ce nouveau syndicat ne montre pas à claire qu’il n’y avait pas un objectif en commun dès le départ de ce mouvement revendicatif? 

Comment se manifester pour faire passer ses revendications et nous protéger et servir en même temps dans un Pays de crise chronique?

“Les bons travailleurs ont toujours le sentiment qu’ils pourraient travailler davantage”, a dit André GIDE, mais pour la PNH, est-il le mobile de ces contestations avec deux syndicats?

Pourquoi pas s’unifier au lieu de créer une nouvelle structure pour revendiquer les mêmes droits?

On peut se référer en France, en 1995, le fusionnement de deux syndicats majeurs: le Syndicat Indépendant de la Police Nationale/SIPN et le Syndicat National des Enquêteurs/SNE.

Enfin, on se demande si ce n’est pas un plan destructeur du mouvement des syndicats, en créant un autre syndicat pro-gouvernemental? Ou, ce nouveau mouvement vaut-il mieux que l’autre pour donner des résultats plus concrets?

On ne peut pas se fier aux faits, mais on peut souligner la démission suspecte de Yanick JOSEPH à la tête du Syndicat de la Police Nationale d’Haïti/SPNH le 13 Avril 2020, et six jours après, soit le 19 avril 2020 dont le comité réclame son retour.

Haïti, le pays où l’impossible est carrément possible et les crises se nourrissent toujours d’autres crises pour se faire oublier les dossiers en cours. On prie Dieu, ce n’est pas le cas avec ce nouveau syndicat.

Les professeurs/enseignants, les chauffeurs, les ouvriers et les ouvrières de Factory ont déjà des syndicats. Mais, qu’est ce qui change vraiment en réalité dans ces trois secteurs différents de la vie nationale? Rien!

Juridiquement, il faut reconnaître que deux syndicats; ne saurait pas un problème s’il y a l’harmonie entre eux  et/ou l’un reconnaît l’autorité de l’autre, ou une fusion majeure et solide car l’article 35-3 de la constitution d’Haïti du 29 mars 1987 et l’article 23-4 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme/DUDH, ont donné le plein pouvoir aux agents de la PNH de se syndiquer. Donc, on reste dans l’attente, ce qui va se passer dans ce corps de protection et de services avec deux têtes revendicatives jusqu’à date.

_Bladimy BLANC,

 Politologue et Internationaliste de formation, Leader Communautaire, PDG CLED’OR HAÏTI

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img
Latest News

Haiti Football Sélection Nationale: Agression, Frustration, Abandon, Denonciation et …

Haiti Football Sélection Nationale: Agression, Frustration, Abandon, Denonciation et ...   Part I-Gold Cup 2021: Après la défaite de la selection...
- Advertisement -spot_img

More Articles Like This

- Advertisement -spot_img
Translate »