Friday, September 17, 2021

Haiti petrocaribe: L’histoire du Fonds commun d’investissement

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Hugo Chavez nous ouvrit les bras avec de nombreuses promesses pour ce fonds commun d’investissement. Il vanta l’aide appréciable d’Haïti à la libération de l’Amérique latine. Nicolas Maduro l’a aussi récemment rappelé : tous les drapeaux de l’Amérique Latine sont des variantes du drapeau bleu et rouge d’Haïti. 

 

Haïti aida Simon Bolivar à chasser 15,000 soldats espagnols du Venezuela et 100 000 autres du sous-continent américain. Le gouvernement du Venezuela au nom de cette histoire solidaire encouragea la République d’Haïti sous Chavez à se tourner vers PétroCaribe.  Les socialistes de droite de la République d’Haïti à commencer par Préval dès 2008 avancèrent en maitres d’âmes. Ils firent un pas en avant et 10 pas en arrière.  Chavez comprit le jeu et s’assura de lier les mains d’Haïti à celles de Cuba pour s’assurer de la fidélité du régime d’alors qui se disait de gauche et dansait à droite en bons leaders « droite et gauche ». Chavez exigea que les accords bipartites Haïti, Cuba soient sous supervision du Venezuela.

 

Le président vénézuélien Hugo Chavez visita Haïti, et ensuite pleura littéralement dans sa chambre d’hôtel, après avoir vu de ses propres yeux l’ampleur de notre misère.  Il se montra encore plus sensible quand des milliers d’haïtiens l’accueillirent dans les rues en criant : “Viva la Revolucion! Viva Hugo !  Viva la libertad !” en exhibant le drapeau du Venezuela. Il passa des jours à pleurer après son retour à Caracas. Il jura d’aider ce pays, et fit devant son propre peuple tout un ensemble d’autres promesses en faveur d’Haïti.  Chavez confia à ses proches qu’il avait découvert une vérité en Haïti : la gauche haïtienne est toujours de droite et la droite haïtienne se positionne toujours à gauche.

 

Comme aux temps de Papa Doc qui considérait sa milice comme une force révolutionnaire de gauche. Qu’importe pour Hugo Chavez : Haïti doit être sauvée qu’elle soit de droite avec ses gauchers ou à gauche avec ses droitiers !  Entre 2008 et 2009 Chavez multiplia les bonnes actions humanitaires envers Haïti. En Juin 2009, six mois avant le tremblement de terre, l’ensemble de la dette d’Haïti qui s’élevait à 400 millions. Chavez se déclarait ému, après une nouvelle visite en Haïti, de voir tant de souffrances. En Septembre 2009, bien longtemps avant le tremblement de terre, le Venezuela souhaitait voir construire en Haïti une grande raffinerie de pétrole et rendit disponible un prêt de 80 millions de dollars à cet effet. Cet argent fut utilisé pour d’autres « urgences », notamment dans des projets Ti ceci,Ti cela dans le cadre des « petits projets de la présidence ».

 

Après le tremblement de terre de Janvier 2010, le Venezuela, a été parmi les premiers pays aux cotés des Etats Unis, de la France, de la Russie, du Canada et de la Chine continentale à réagir. Chavez a dirigé les efforts de secours vers le peuple, en envoyant plus de 10 000 tonnes de produits alimentaires, de médicaments et d’autres aides au pays dévasté. Venezuela lança ensuite après le 12 janvier 2010 des missions humanitaires en Haïti à son Camp Francisco de Miranda, qui coordonna des projets dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie, des transports et de la Santé.

 

Puis il envoya comme Ambassadeur en Haïti l’un de ceux qui semblait être le plus tourmenté par ces images de misère, qui l’accompagnait durant ce voyage et qui aussi avait comme lui des larmes aux yeux. L’ambassadeur Pedro Antonio Canino González qu’il choisit, dès son arrivée en Haïti annonça que le Venezuela tiendrait ses promesses.  Il confirma le financement de la construction de plusieurs aéroports dont ceux du Cap-Haïtien de Jacmel et des Gonaïves. Sans oublier l’augmentation du maillage routier au pays et la construction de trois centrales électriques thermiques.

 

Au niveau éducatif, une substantielle contribution de 20 millions de dollars américains, a été fournie à titre de support sur trois ans, au programme d’alphabétisation qui bénéficie aussi de l’apport du gouvernement cubain. Le Venezuela, apporta, aux côtés des Cubains également une bénéfique contribution de cinq millions de dollars au programme de santé. Le Venezuela a tenu ensuite ses promesses par des échanges culturels et l’assistance technique dans divers domaines.

 

PétroCaribe après le séisme de janvier 2010

Après le séisme, Chavez se montra encore beaucoup plus sensible à Haïti. Il offrit 1 million de dollars par jour à Haïti avec un programme de plus de 365 millions à travers PétroCaribe. Un autre accord fut signé le 12 décembre 2011 avec Haïti augmentant le paquet. Dans le domaine des infrastructures Michel Martelly a reçu dès lors du gouvernement du Venezuela une assistance technique importante pour la construction d’un nouveau terminal à l’Aéroport International Toussaint Louverture de Port-au-Prince. De plus une centaine d’étudiants ont été invités à aller en formation au Venezuela dans différents champs de spécialisation. Puis sont venus renforcer le nombre de nos cadres techniques déjà insuffisants pour répondre à la demande de l’administration publique haïtienne.

 

PétroCaribe ciblait ainsi plusieurs domaines à la fois. A noter que le Venezuela accusait des résultats positifs en matière de pêche par exemple. Il nous fallait innover. Par exemple on peut se demander en 2019 combien de bateaux de pêche avons-nous acheté ou reçu en dons de la République du Venezuela ? Les zones côtières d’Haïti représentent près de 5 000 kms qui ont besoin d’une véritable rationalisation de la production de la pêche. Le Venezuela attendait une demande articulée en ce sens. Ce pays qui aidait Haïti à se faire un lifting, étant un important producteur de pétrole et un membre fondateur de l’OPEP, attendait de voir réduire la misère en Haïti en créant des emplois. PétroCaribe appuyant ainsi la diplomatie culturelle et la diplomatie technologique. Ce Venezuela qui nous aidait faisait partie du Mercosur depuis 2006, était le onzième plus grand producteur de pétrole au monde et savait ce que signifie créer des emplois.

 

A la différence de tous les autres pays du Mercosur, le Venezuela privilégiait sous Martelly l’économie planifiée à l’économie de marché. Martelly de droite comme Préval qui prétendait être de gauche en Haïti ne comprenaient pas ces deux concepts et les mélangeaient. Le Venezuela à l’image de la Chine Populaire socialiste, son principal allié planifiait son avenir. Grâce à son financement et aux exportations de pétrole, le pouvoir d’achat au Venezuela sous Maduro aurait dû être encore largement plus élevé que dans les autres pays sud-américains tels que l’Équateur ou le Pérou.

 

Déjà 51 % du PIB vénézuélien provenaient des activités industrielles et pétrolifères. Dans ce pays où il existe le plus fort taux de millionnaires en Amérique latine, l’insécurité et la misère sont devenues symptomatiques avec un taux d’immigration très élevé : Le Dauphin de Martelly, M. Jovenel Moïse a tourné le dos au Venezuela on y tue juste pour voler un téléphone cellulaire par exemple.   Le Venezuela a claqué la porte du FMI et la Banque mondiale (BM) depuis le 30 avril 2007. Après avoir remboursé la dette du Venezuela en totalité, près de 3 milliards de dollars. Pour atteindre une telle performance Haïti a besoin de revitaliser l’économie haïtienne par des choix stratégiques ayant des impacts sociaux durables pour de larges parts de la population et surtout lancer des nouveaux libres (des ressources humaines) sur le marché de l’investissement suite aux dépenses qui ont été consenties. Le Venezuela ayant fait ce qu’il fallait, à Haïti doit maintenant tenir aussi ses promesses avec un gouvernement sérieux.

La redaction

 

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