Saturday, September 25, 2021

Le cri de la société civile face aux actes de kidnapping, aux morts violents et à l’expansion des gangs armés

Must Read

Pas moins de 32 cas de morts violentes ont été recensés en janvier 2020 par la CE-Jilap, alors que pour l’année 2019, 478 cas ont été enregistrés. Face à la recrudescence de l’insécurité et du kidnapping, plusieurs organisations de la société civile sont montées au créneau pour exiger des autorités des actions concrètes visant à reprendre le contrôle du territoire.

Dans une lettre acheminée au président du Conseil supérieur de la police nationale (CSPN), Jean Michel Lapin, le Réseau national de défense des Droits humains fait part de ses préoccupations face aux problèmes de sécurité dans le pays au cours de ces derniers mois.

Le RNDDH invite le chef du gouvernement démissionnaire, Jean Michel Lapin à prendre toutes les mesures qui s’imposent en vue d’une amélioration de la situation.

“Depuis la fin de l’année 2019, la population haïtienne assiste à la recrudescence des cas d’enlèvement suivi de séquestration contre rançon. Des femmes et des hommes d’affaires, des écoliers, des professionnels, des pasteurs et des prêtres ainsi que d’autres membres de la société sont enlevés au jour le jour. Si certains ont été libérés après le versement par leurs proches, de fortes sommes d’argent exigées, d’autres ont quand même été assassinés”, a écrit le RNDDH pour dénoncer l’insécurité.

La Fédération protestante d’Haïti n’est pas insensible face à la détérioration du climat sécuritaire dans le pays.

La FEPH élève la voix pour exprimer sa plus profonde inquiétude vis-à-vis de la situation d’insécurité qui sévit dans le pays et particulièrement dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. “Des cas de kidnapping et d’autres formes de criminalités sont enregistrés à longueur de journée, semant la panique et le deuil au sein de la population.

Ce n’est pas sans conséquences sur la santé mentale des concitoyens de la patrie commune. Des bandits armés prennent le contrôle de certaines zones et plusieurs de nos institutions en sont victimes”, a alerté la FEPH qui dit souhaiter que des plans soient conçus pour éradiquer de manière durable ce climat d’insécurité qui cause tant de souffrances aux familles haïtiennes et ralentit la croissance économique du pays.

Le Collectif du 4 décembre, de son côté, dit appuyer sans hésitation toute marche, démarche ou manifestation contre le fléau de l’insécurité pourvu, avance-t-il, que telles expressions populaire soient pacifiques.

Du même coup, le Collectif du 4 décembre tient à souligner qu’il est du devoir impérieux des responsables de l’État d’y faire face en urgence et d’enrayer tant la saga des enlèvements que ces tueries en série qui endeuillent non seulement les familles et l’institution policière.

“Il faut que nos dirigeants qui détiennent le « pouvoir » comprennent qu’il est également de leur    devoir de libérer ces innocents de quartiers populeux maintenus pratiquement en    otage    par des gangs    armés établis. Il faut qu’ils comprennent    aussi qu’ils ont l’obligation de garantir la libre circulation sur toutes les artères de notre pays”, a préconisé le Collectif du 4 décembre.

Par ailleurs, une marche pacifique est prévue le vendredi 14 février à Port-au-Prince contre l’insécurité qui sévit sur le territoire.

Emeline C.

- Advertisement -spot_img
- Advertisement -spot_img
Latest News

Haiti Football Sélection Nationale: Agression, Frustration, Abandon, Denonciation et …

Haiti Football Sélection Nationale: Agression, Frustration, Abandon, Denonciation et ...   Part I-Gold Cup 2021: Après la défaite de la selection...
- Advertisement -spot_img

More Articles Like This

- Advertisement -spot_img
Translate »