Friday, December 9, 2022

VIH-Sida : une maladie de mieux en mieux soignée

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Le VIH, ou virus de l’immunodéficience humaine, est un type de virus qui peut causer une maladie appelée SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise). L’infection au VIH atteint le système immunitaire, c’est-à-dire les défenses naturelles du corps contre la maladie. Si elle n’est pas traitée, de graves maladies peuvent survenir. Des infections normalement anodines, comme une grippe ou une bronchite, peuvent s’aggraver, devenir très difficiles à traiter ou même entraîner le décès. De plus, le risque de cancer est aussi accru.

Ce qui distingue le VIH des autres virus, c’est qu’il atteint au système immunitaire en prenant le contrôle des cellules T CD4. Ces dernières ont pour rôle de coordonner la réponse immunitaire lorsqu’un virus se présente. Lorsque le VIH utilise les cellules CD4 pour se propager, il les endommage et les détruit. Ce faisant, le VIH mine de l’intérieur le système immunitaire qui a pour rôle de le combattre. 

 

Mode de transmission

Le VIH se transmet par les liquides corporels : le sang, le sperme, les sécrétions vaginales et le lait maternel. Ces fluides corporels ne transmettent le VIH que s’ils sont au contact d’une zone qui le laisse entrer dans l’organisme, une muqueuse. La peau saine est imperméable au VIH.

Le plus souvent, le virus est contracté au cours d’activités sexuelles non protégées ou l’était dans le passé par l’échange de seringues chez les utilisateurs de drogues injectables. Le risque de transmission par des baisers avec échange de salive est nul.

Dans la plupart des pays industrialisés, les rapports de pénétration anale entre hommes constituent la plus importante voie de transmission du VIH. Cependant, la transmission hétérosexuelle a fortement progressé depuis le début de l’épidémie.

Cependant, on ne peut pas le contracter par une poignée de main, par la sueur ou les larmes. Il n’est pas véhiculé par des insectes. On ne le contracte pas sur les sièges de toilette, ni en nageant dans les piscines publiques, en partageant la nourriture ou en utilisant le linge, les serviettes ou le téléphone d’une personne infectée.

 

Historicité de la maladie

Dès 1981, la première description du nouveau syndrome du sida par Mike Gottlieb dans le Morbidity Mortality Weekly Report avait évoqué la très grande fréquence de la maladie parmi les immigrés haïtiens aux États-Unis. On avait alors spéculé que la nouvelle maladie mystérieuse des 4 H (Haïtiens, homosexuels, hémophiles, héroïnomanes) pouvait avoir comme origine l’île d’Haïti.

Aujourd’hui, on sait enfin qu’il n’en est rien : Michael Worobey (université de l’Arizona, Tucson) publie sur le site Internet des Proceedings of the National Academy of Science (PNAS) une généalogie génétique comparant les séquences des gènes des virus des premiers patients haïtiens avec ceux de 117 échantillons isolés dans 19 pays.

Sa conclusion est sans équivoque : surgi d’Afrique, le virus s’est développé en Haïti entre 1962 et 1972.

 

En Amérique du Nord, les premiers signes de l’épidémie sont apparus à la fin des années 1970. Les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) ont été les premiers touchés.

Le virus du VIH a été isolé en 1983 ;

Le premier traitement antirétroviral, l’AZT, a été découvert en 1987. La trithérapie, associant plusieurs médicaments beaucoup plus efficaces, est devenue disponible au milieu des années 1990, puis des traitements antirétroviraux (TAR) de plus en plus puissants permettent de penser qu’un jeune adulte séropositif commençant rapidement son traitement pourra vivre jusqu’à 80 ans ou plus. Avec ces traitements, on arrive souvent à une charge virale indétectable, même si le virus n’est toujours pas éradiqué de l’organisme.

Environ 35 millions de personnes dans le monde vivent aujourd’hui avec le VIH. Les deux tiers d’entre elles résident en Afrique subsaharienne.

En Amérique du Nord, 1,3 millions de personnes vivent avec le VIH, en Europe occidentale et centrale, 840 000, et en Afrique Sub-Saharienne 22,9 millions.

 

Le nombre de personnes séropositives augmente dans le monde, avec 2,5 millions de nouvelles contaminations par an et 1,5 millions de décès. Cela est dû à l’amélioration considérable de l’efficacité des traitements.

 

La symptomatologie

1re phase – primo-infection. Dans les semaines qui suivent l’infection, environ le tiers des personnes touchées présentent des symptômes semblables à ceux de la grippe ou de la mononucléose : fièvre, maux de tête, maux de gorge, rougeurs sur la peau, fatigue, douleurs musculaires, etc.

2e phase – infection asymptomatique. Le virus peut vivre dans l’organisme pendant de nombreuses années sans provoquer de symptômes. La personne peut donc avoir l’impression de ne pas être malade, mais elle est susceptible de transmettre le VIH. La séroconversion – le moment où une personne séronégative (pas d’anticorps dans le sang) devient séropositive (présence d’anticorps dans le sang) – se produit durant cette phase, 1 à 3 mois après l’infection.

3e phase Phase SIDA (syndrome d’immunodéficience acquise) ou à infections symptomatiques. Si elle n’est toujours pas traitée, la personne ressent un ou des symptômes liés à l’infection au VIH (fatigue, diarrhée, gonflement des ganglions, perte de poids, sueurs nocturnes, fièvre, etc.).

4e phase –  Si le nombre de cellules immunitaires (lymphocytes T CD4) devient est très bas et que le corps n’arrive plus à lutter contre d’autres infections ou maladies, le diagnostic de SIDA est posé. Les symptômes de l’infection deviennent plus apparents et constants.

 

Mesures préventives de base

Pour les personnes séronégatives, non porteuses du VIH

Utiliser des préservatifs (condoms) pour tous les rapports sexuels quelle qu’en soit la modalité (vaginaux, anaux, oraux). Les lubrifiants à base de pétrole peuvent endommager le caoutchouc des préservatifs (condoms) : utiliser seulement des lubrifiants à base d’eau ; ne pas échanger pas les accessoires sexuels ; ne pas partager pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel susceptible d’être au contact du sang ; pour les utilisateurs de drogues injectables, ne pas partager les seringues ni le matériel d’injection.

Pour les personnes séropositives

Utiliser des préservatifs (condoms) pour chaque relation sexuelle (orale, vaginale et anale). Ainsi, non seulement le VIH ne se transmettra pas à au ou à la partenaire, mais cela vous évitera aussi une sur exposition au VIH. Contracter de nouveau le VIH peut aggraver l’infection déjà présente et accélérer la progression vers le sida. De plus se protéger contribue à réduire le risque de contracter une infection transmise sexuellement (ITS)

Ne partagez pas d’aiguilles ou de dispositifs associés aux drogues ;

Ne partagez pas votre brosse à dents, rasoir, lime ou tout autre article personnel qui peut porter des traces de sang ;

Couvrez toutes plaies avec un pansement ;

Nettoyez toute surface contaminée par votre sang avec de l’eau de Javel (1 partie de Javel pour 9 parties d’eau) ;

Ne pas donner de sang, d’organes ou de sperme pour l’insémination artificielle ;

Si vous êtes enceinte, vous devez recevoir immédiatement un traitement qui évitera à l’enfant de se voir transmettre le VIH.

Si votre partenaire a été exposé au VIH, consultez un médecin le plus rapidement possible, au maximum dans les 72 heures qui suivent. Un traitement préventif peut être donné (une « prophylaxie post-exposition »).

 

Existe-il un traitement efficace pour combattre le VIH ?

Aucun traitement ne permet actuellement de guérir le SIDA ni d’éliminer le VIH du corps, même lorsqu’il devient indétectable par les examens. Cela ne signifie pas que le virus soit éradiqué de l’organisme. Cela dit, avec les traitements appropriés, une personne séropositive peut maintenant vivre longtemps. L’infection au VIH est devenue une maladie chronique. Les personnes séropositives restent cependant susceptibles de transmettre le VIH toute leur vie, surtout si elles ne sont pas bien traitées.

 

Non traitée, l’infection VIH entraîne le SIDA et finit par entraîner la mort. L’infection par VIH se soigne de mieux en mieux, certaines populations à risque relâchent leurs efforts de prévention.

 

Vladimir Sergilles, étudiant en dédecine. Vladimirsergilles94@gmail.com/5094423-0521

Sources : Le Manuel Mereck,18ème édition/www.oms.com

 

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